¡Hasta el Sur! Seconde etape : El Calafate!
Après ce séjour sur la Peninsula Valdés et ses incroyables et nombreux animaux, nous avons continué notre périple en bus direction El Calafate. Pour cela il a fallu faire une petit escale à Rio Gallegos, en effet, le bus n’allait pas directement de Puerto Madryn à El Calafate. Et là encore plus de 20h de bus nous ont attendu, nous sommes alors arrivés à El Calafate dans l’après midi.
Là, il faisait déjà un peu plus froid que dans les villes précédentes…oui je rappelle que dans l’hémisphère sud, le plus on va au sud, plus il fait froid, d’autant plus que ce voyage, nous l’avons au début du printemps, alors que l’hiver n’a pas encore vraiment dit au revoir !
Deuxième Etape – El Calafate - El Perito Moreno
- El Calafate et ses montagnes
- Perito Moreno – Blocs effondrés
- Village d’El Calafate
- El calafate – En mode boys band !
- Coloc’ qui break dance a El Calafate
- Moi faisant du stop
- En route pour le Perito Moreno
- Route pour le Perito Moreno
- La bandera Argentina !
- Le boys band sur le bateau
- Mes 3 compagnons de voyage
- Un bloc de glace d’une couleur étonnante
- Piquenique au bord du lac
- Lago Argentino – Perito Moreno
- Moi m’abreuvant de l’eau d’un ruisseau
- L’équipe au complet et le Perito Moreno
- Perito Moreno – Face nord
- Cheveaux au trot
- La route et nous !
Photos prises par mes amis compagnons de voyages (merci à eux)
Arrivé, nous avons déposé nos affaires dans un petit hostel très sympathique, et nous sommes partis nous balader dans la ville ou plutôt village, composée d’une artère principale très touristique qui rappelle un peu les centres villes des stations de ski européennes. En dehors du centre ville de nombreuses maisons, chalets en bois, donnent beaucoup de charme à cette petite, composée aussi de beaucoup d’hostels et d’hôtels. Nous nous sommes promenés un peu à l’extérieur de la ville, avec de jolis paysage, des gauchos passant dans les champs, c’était assez pittoresque et propice à la prise de jolies photos !
Le soir, nous avons fait quelques courses et loué une voiture, pour pouvoir visiter El Calafate et son fameux Perito Moreno le lendemain !
Petite pause, explication, pour ceux qui ne le savent pas, El Calafate est une petite ville de la Province de Santa Cruz, elle se trouve dans la région de la Patagonie. Elle se trouve le long des Andes et est entourée de nombreux lacs. S’y trouve aussi le parc national des glaciers, c’est justement là que nous sommes allés le lendemain de notre arrivée pour y voir le fameux Perito Moreno, un glacier particulièrement impressionnant de plus de 5000 m de long qui vient se jeter depuis les monts jusqu’au lac ! Ce lieu est aussi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO !
Le soir même, nous nous sommes cuisinés un petit plat à l’auberge, et devinez quoi ? C’était des pates ! Mais tout de même avec une sauce à base de tomates et de légumes, ainsi qu’un bon morceau de viande de bœuf local ! Un vrai régal, le tout accompagné d’un petit vin argentin. Nous avons passé la soirée en compagnie d’un nord-américain fort sympathique, un peu roots, très ouvert sur le monde, cultivé, mais surtout qui avait beaucoup de recul sur son pays et son système éducatif puisqu’il était professeur !
Le lendemain, tôt, il a fallu après un petit déjeuner rapide à l’Auberge, prendre la voiture direction le Perito Moreno ! Et nous voilà parti, cette fois-ci les routes sont parfaites, et au bout de quelques dizaines de kilomètres nous voici arrivé à l’entrée du parc où grâce à nos cartes d’étudiants argentines, nous ne payons que 6 pesos argentins au lieu de…60 ! Nous poursuivons la route qui longe divers lacs dans lesquels nous voyons quelques fois un petit bloc de glace isolé aux reflets bleu ciel magnifiques.
Nous continuons notre chemin jusqu’à un premier point de vue, nous nous y arrêtons et prenons des photos ! In croyable, de loin nous voyons l’étendu de cet immense glacier, une vraie émotion ! Difficile encore de transmettre les émotions que l’on ressent face à une telle merveille de la nature !
Nous avons poursuivi notre route avec des arrêts à différents points de vue. Nous nous sommes enfin dirigés vers le lieu de l’où nous pouvions prendre un petit bateau qui nous amenait sur le lac en face du glacier, du côté nord. Nous avons embarqué à bord du bateau et nous sommes approchés doucement de l’imposant glacier, sur notre chemin nous passions à côté de nombreux blocs de glaces tombé du glacier. Les couleurs étaient magnifiques, des reflets bleus ciel, une merveille due au soleil rayonnant que nous avons eu ce jour là ! A l’intérieur de l’embarcation nous avons eu droit à un petit discours nous expliquant l’histoire et le fonctionnement du glacier, il s’agit en effet d’un glacier en équilibre, c'est-à-dire qu’en faisant un bilan annuel de la quantité de glace qui se forme moins la quantité de glace qui tombe, on s’approche du zéro…de plus, le glacier s’avance d’année en année grâce au compactage de la neige des monts des Andes, cependant le glacier se heurte à un bout de terre, et tentant d’avancer, le bloc cède et se fissure, laissant l’eau du lac passer d’un coté à l’autre, cela arrive tous les 3 à 4 ans. Mais avec le réchauffement climatique, le glacier Perito Moreno contrairement à 90% des glaciers dans le monde, continue d’avancer et avance même plus vite qu’avant, de tel manière qu’aujourd’hui les fissure complètent ont lieu dans des intervalles plus courts, environ tous les 2 ans !
Cependant quotidiennement le bloc avance, et des blocs de glace se détachent et tombent dans l’eau du lac, ces morceau flottent et dérivent jusqu’au bord du lac souvent. Nous avons eu la chance de voir s’écrouler un bloc relativement grand, il s’est détaché, s’est enfoncé dans l’eau puis a refait surface ! Bruyant, puissant et magnifique !
Après ce petit tour en bateau d’une durée approximative d’une heure et demi, nous sommes retourné sur terre, pique-niquer sur les bords du lac sur une plage de galets et de rochers plus ou moins grand, et logeant un bois, au bord du lac, il y avait quelques blocs de glaces, certains tout petit, d’autres plus grands. Ceux-ci fondaient un peu au soleil, et certain étaient à porté de main ! Vous imaginez bien qu’avec nos âmes d’enfants, nous les avons touchés, portés sur terre, nous en sommes servis pour refroidir les yaourts que nous avions en dessert. Avec mon coloc’ après ce petit pique-nique, nous avons continué notre chemin en nous éloignant du coin touristique en poursuivant sur la plage de galets. Nous sautions de rocher en rochers, tentant d’arriver là ù les blocs de glaces étaient les plus proches du bord, là nous avons pu en attraper quelques uns, nous amuser avec, les rejeter à l’eau. Nous avons aussi pu goûter à l’eau d’un ruisseau descendant de la montagne, une eau fraiche et au bon goût d’eau de montagne ;) !
Après cette petite pause détente et restauration nous avons continué notre chemin et avons parcouru la passerelle qui permet de voir le Perito Moreno depuis divers point de vue ! Toujours avec ces mouvements permanents qui s’entendent tout au long de la journée, à chaque bruit un peu fort nous nous guettions chaque recoin du glacier pour apercevoir un bloc s’effondrer, mais très souvent il s’agissait de mouvement interne au glacier, invisible depuis l’extérieur !
Après cette belle journée nous sommes retournés vers El Calafate, nous arrêtant sur les routes afin d’y prendre des photos en plein milieu d’une route déserte ou encore pour y voir des magnifiques chevaux en liberté sur des espaces immensément grands ! Un régal pour notre reporter photographe finlandais qui encore une fois n’a pu résister à l’envie de passer la barrière et d’aller approcher les animaux afin d’en prendre de belles photos avec en toile de fond les montages. Petit détour par un petit port au bord d’un grand lac, et séance photo de nouveau.
Et enfin, retour à l’auberge après cette belle journée et nous avons eu droit à une soirée spéciale Asado (barbecue) + foot. En effet, l’Argentine jouait sa qualification contre l’Uruguay ! Heureusement le match s’est fini par une victoire Argentine. Nous avons donc partagé avec quelques argentins de passage à El Calafate et quelques états uniens, un bon petit repas, auprès du feu de l’Asador ! C’était comme d’habitude tout à fait apetissant ! Nous avons pas mal discuté de foot, de voyage, de Buenos Aires aussi parce que 2 des argentins étaient porteños. Mais nous avons aussi discuté avec deux personnes d’Ushuaia ! Une excellente soirée, alors que nous ne dormions pas à l’auberge ! En effet, nous devions partir à 3h du matin prendre le bus, ce pourquoi nous n’avions pas réservé de nuit supplémentaire, le réceptionniste nous a donc gentiment proposé de laisser nos affaires à l’Auberge et d’y rester en attendant le bus ! Ca c’est l’hospitalité des argentins !
A 3h donc, départ pour le grand sud, mais le sud du sud ! La mythique ville la plus australe du monde : Ushuaia !
Vous retrouverez le récit de ce voyage dans le prochain article !
¡Hasta el Sur! Premiere etape : Peninsula Valdes!
Ce voyage est surement le meilleur que j'aie fait jusque là ! En compagnie de mes 2 amis français et notre ami finlandais, nous avons préparé un voyage éclair de 10 jours dans le grand sud argentin !
Aussi pour faciliter la lecture, je scinderai l’article en 3, les 3 étapes de ce voyage qui m’a amené de la Péninsule de Valdès, au glacier de El Calafate pour terminer en allant jusqu’au bout du monde ! Si, si, je vous le jure, le bout du monde porte un nom : Ushuaia, ville la plus australe au monde (ou presque, parce qu’il y a un port chilien, mais qui compte peu d’habitants…donc bon ça compte pas en plus elle est chilienne :p)
Première Etape – Peninsula Valdés
Quelques photos en vrac de tout le voyages à la Peninsula Valdés - Puntà Tombo
Mais qu’est ce que cette péninsule ? C’est encore un lieu classé dans le patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999. Il s’agit d’une péninsule où se trouvent de nombreuses espèces d’animaux protégés, c’est comme un sanctuaire, la faible présence humaine sur le sol et sa végétation très particulière font que cette péninsule héberge Pingouins de Magellan, Lions de Mer, Elephant de mer, Baleine, Guanaco (cousin du lama), Ñandus (cousin de l’autruche) ou encore des Baleines, des Orques ou encore des Dauphins au large des côtes! Enfin, la péninsule héberge aussi de nombreuses estancias, qui sont en fait des grandes fermes qui s’étendent sur plusieurs hectares pour l’élevage en plein air de moutons !
Bien sûr comme dans la majorité de nos voyages, nous avons de nouveau pris un bus, pour quelques 24h de trajets ! Arrivés le matin à la ville de Puerto Madryn, qui se trouve sur les terres et non sur la péninsule, nous avons loué une voiture après de nombreuses recherches (peu de voitures étaient disponibles du fait du week end long pour cause jour férié le lundi), et sommes partis direction la péninsule et la ville ou disons plutôt le village de Puerto Piramides où nous avions réservé notre Auberge de jeunesse. L’entrée sur la péninsule est payante, pour ceux qui étudient en argentine, l’entrée est au tarif étudiant sur présentation de la carte d’étudiant (on paye ainsi 10 fois moins cher 6 pesos au lieu de 60 mais nous l’ignorions à ce moment là !!). La route étant en construction, nous avons dû emprunter un chemin de graviers (non asphalté) poussiéreux au possible, c’était en quelques sortes le tour de chauffe avant d’emprunter les chemins de la péninsule !
Arrivés à Puerto Piramides, débarquement des affaires à l’Hostel et enfin départ direct pour un grand tour de la péninsule, un périple de près de de 200km, un grand tour sur les chemins non asphaltés et toujours poussiéreux ! Un vrai régal pour ceux qui possèdent un 4x4 et non une petite voiture 3 portes comme nous, mais nos deux pilotes s’en sont bien sortis (un ami français et moi-même). Sur la péninsule il y a 4 principaux points de vue, chacun permettant d’observer un certain nombre d’espèces d’animaux, faute de temps nous avons du faire l’impasse sur un des 4.
Après plusieurs longues minutes de routes pendant lesquels notre ami finlandais nous a enseigné le Suomi (langue très bizarre parlée par un peu plus de 4 millions de personnes dans le monde!), et nous nous sommes arrivés dans un point de vue où il n’y avait personne pensant que c’était là que l’on pouvait observer des pingouins, mais non, aucun pingouin…mais un lion de mer qui s’approche doucement de la plage en contrebas ! Il était cependant formellement interdit de descendre et d’approcher les animaux, mais notre photographe reporter finlandais qui n’a peur de rien n’a pu s’en empêcher, et a pris quelques photos, ma foi, très réussies de l’animal sortant prendre l’air sur la plage ! Nous avons pique-niqué sur place et avons continué notre route vers le vrai point d’observation des pingouins, là beaucoup de touristes étaient présents, et les pingouins se tiennent face à nous à quelques 2 m derrière la petite barrière de protection, posant tels des modèles, et comme s’ils voulaient être photographiés. En fait, la véritable raison de cette « pose » est qu’ils montent la garde sur le nid de leur femelle couvant les œufs ! Mais cette étendue et cette concentration de pingouins est tout à fait surprenante, pourquoi ont-ils choisi ce lieu ?
Nous avons continué notre chemin en direction d’un autre point de vue, de là il devait nous être possible d’observer des éléphants de mer tout au long de la plage ! Et en effet un chemin « balisé » nous mène jusqu’à cette plage et derrière une barrière de protection qui nous empêche de nous approché trop près des bête nous voyons ces énormes mammifères posé sur le sable poussant de temps à autre des gémissements qui nous ont rappelé des rots ! De temps en temps un ou deux d’entre eux se déplace avec sa masse impressionnante, levant la tête et faisant des vagues avec son corps tout en s’aidant de ses deux nageoires, laissant ainsi une trace sur le sable.
Nous avons repris par la suite le chemin dans la voiture direction le 3ème point de vue, de là nous avons pu observer de nouveau une colonie d’éléphants de mer mais cette fois ci du haut d’une falaise, et devinez quoi notre reporter finlandais de l’extrême n’a pu s’empêche de descendre prendre des photos de plus près.
Enfin dernière destination, nous avons repris la route (plutôt le chemin) vers un dernier point de vue d’où l’on peut observer des baleines ! Sur le chemin nous nous sommes arrêtés prendre quelques photos, avec cet impression d’être au milieu de nulle part entouré d’une végétation très particulières.
Dernier point de vue donc, et non pas le moindre au niveau de l'émotion qu’il procure, le point d’observation des baleines, tout près de la falaise nommé punta Piramides du fait de sa forme de pyramide. De là nous avons pu voir de nombreuses baleines sortir de l’eau, bien qu’observées de loin ou à travers les jumelles mises à disposition, on sent la force de ces énormes mammifères quand il se jette dans l’eau. A côtés de celles-ci des petites embarcations s’approchent pour les observer de plus près. Embarcation que nous n’avons malheureusement pas pu emprunter à cause du mauvais temps…du lendemain !
Nous sommes enfin rentrés à l’Auberge de jeunesse après nous en être mis plein les yeux ! Après des petites courses, et un petit repas préparé par nos soins, nous nous sommes joints à un groupe d’autres touristes présents dans l’Hostel, certain que l’on connaissait de Buenos Aires, étudiants d’échange aussi, d’autres que nous ne connaissions pas des nord-américains, deux argentines (cousines) ainsi que les gérants de l’Auberge et leurs amis ! Dans une ambiance bonne enfant, nous avons joué à des jeux de cartes locaux : « Chanchoooo Va ». Un peu compliqué à expliquer à l’écrit, pour ceux que ça intéresse je vous le raconterai de vive voix.
Après ces petits jeux de cartes, nous avons poursuivi la soirée dans un premier des 3 bars de ce petit village de 350 habitants. Discutant de tout et de rien, de voyages, de culture, de la vie, puis départ pour un autre bar qui venait d’être inauguré, là de même, continuation des discussions, jusqu’au retour à l’Auberge.
Le lendemain, réveil très tôt, petit déjeuner et grosse déception, les bateaux ne peuvent sortir pour cause de mer trop agitées…nous ne pourrons donc pas faire un tour pour voir les baleines, nous décidons donc de changer de plan et de partir dans une ville plus au Sud voir une des plus importantes colonie de pingouin au monde, et c’est parti pour plus de 200km de route, plus au sud de Puerto Madryn, la ville de Punta Tombo. Mais avant d'y aller nous avons emprunté un petit chemin non goudronné pour de nouveau observer des baleines, là nous avons eu la chance d’en revoir de nouveau au large, cette fois ci sans bateau autour ! Nous avons ensuite pic niqué sur la plage et marché sur celle-ci jusqu’à un cadavre de baleineau…impressionnant aussi ! Après ce petit pic nique écourté par une averse de grêle, nous avons continué notre chemin en faisant demi tour et en reprenant sous la pluie, la route principale, plutôt correcte et goudronnée, qui nous mène jusqu’au parc naturel de Punta Tombo.
Le parc propose un parcours le long de la côte où se trouvent des milliers de pingouins ! Et je ne suis pas du sud, il y a réellement des milliers de ses petites bêtes qui dans un décor magnifique, d’un côté la plage, de l’autre des falaises, et cette végétation tout à fait particulière qui l’entoure sur les terres, couvent et protègent leur œufs! Nous avons parcouru le sentier tout du long et avons été impressionnés par ces paysages et cette concentration de pingouins. De même il nous a été possible de voir des Ñandus (Cousin de l’autruche) et des Guanacos (cousin du Lama). Impressionnant !
Puis retour vers Puerto Madryn, où après le retour de la voiture de location nous attendais une surprise, qui est due à moi…Oui, l’Auberge que j’étais censé avoir réservé n’avait pas eu ma confirmation, et donc était complet et ne pouvait nous accueillir, mais le réceptionniste a tout fait pour nous trouver autre chose, nous avons du nous contenter d’un petit hôtel très rudimentaire, mais bon nous n’allons pas demander plus, tant que l’on peut dormir ! Le lendemain nous espérions pouvoir aller faire un tour pour aller voir les baleines, alors tôt, à l’aube, j’ai appelé l’agence qui gère ces excursions, et ceux-ci me proposaient en effet, un bus qui nous amenaient de Puerto Madryn à Puerto Piramides pour embarquer direction les baleines, le service comprenait l’aller et le retour ! Tout content et excité, nous nous préparons joyeusement. Joie de courte durée quand nous avons réalisé que l’horaire proposé par la navette ne collait pas avec les horaires de notre bus…finalement, ce jour là, nous nous sommes « contentés » d’une promenade, d’un repos sur la plage et d’un bon repas dans un restaurant à volonté !
Voilà pour le séjour sur la Peninsula Valdès !
Pour la suite du voyage il faudra attendre le prochain article sur el Calafate!
Soiree multi-culturelle, repas multi-culturel, Salsa et Rosario !
Le week end, qui a précédé notre voyage à Iguazu, nous sommes allés à une soirée incroyable, une soirée, la soirée Arévalocura (mélange d'"Arévalo", rue de l'endroit où a eu lieu la fête et "Locura" qui signifie folie) qui avait été organisée dans la coloc’ d’une de nos camarades française en échange à l’ITBA. Sa colocation possède une terrasse de taille suffisamment grande pour accueillir un nombre impressionnant d’étudiants d’échange de toutes les universités alentours ! En effet, le bouche à oreille, facebook et ses event, ont fait que beaucoup étaient au courant de cette soirée, et chacun est venu, ce qui a fait que nous nous sommes retrouvé au milieu de dizaines et de dizaines de personnes et personne ne connaissait personne, mais tout le monde rencontre tout le monde autour d’un verre et de la musique, rien de mieux pour passer une excellente soirée à danser et à rencontrer du monde ! C’est aussi au cours de cette soirée que j’ai rencontré une argentine qui m’a parlé de son goût pour la cuisine, je lui ai donc parlé de la cuisine indienne, et nous avons donc convenu d’organiser une tournée de cuisine du monde.
Nous les avons donc invité mon coloc’, sa copine et moi à venir manger chez nous un repas indien la semaine après notre voyage à Iguazu. Qui en fin de compte est devenu un repas vietnamo-indo-irlando-français !!
En effet, pour la partie vietnamienne, mon coloc’ a préparé d’excellents rouleaux de printemps et sa sauce Nik Nam (après avoir acheté les ingrédients dans le China Town de Buenos Aires, si, si, avec l’arche à l’entrée du quartier), ensuite un plat principal à base de riz basmati et de cozumbo au poulet (sauce à base d’oignons, de gingembre, d’épices diverses et de curry et au poulet), et en dessert un crumble pomme-banane et deux gâteaux au chocolat ! Le tout pour une table de 10 personnes ! Ce fût plutôt réussi ! Le prochain repas devrait être argentin !
Après ce festin, nous avons réussi à nous lever avec difficulté et nous sommes rendus à un bar salsa, l’Azucar Belgrano, où j’ai pu un petit peu reprendre la salsa, après beaucoup de temps sans pratiquer !
Le week end qui a suivi, nous avons décidé de faire un petit tour à Rosario pour 2 jours. Le vendredi donc, nous l’avons passé à Buenos Aires, étudiant un peu les cours de la semaine. Le soir, première sortie pour moi, avec des argentins de ma promo, oui, et devinez où je suis allé ? Un bar salsa, le même que le précédent l'Azucar Belgrano.
Là, rendez vous à 22h pour retrouver deux charmantes demoiselles de ma classe ainsi qu’un jeune homme lui aussi dans ma promo. Je m’y suis rendu avec mes trois acolytes préférés, ceux-là même avec qui je m’étais rendu la semaine précédente à Iguazu !
Nous nous retrouvons donc face à des profs de salsa originaires de Cuba bien sûr, nous apprenant les pas de base de salsa, merengue, bachata, cha cha cha, reggaeton, toutes les musiques latines par excellence ! L’animateur, très amusant lance des petites remarques « Francia, me sigue ? » (la France me suit-elle ?) S’adressant à moi, ou encore à des « Mami » ou « Papi », façon familières de s’adresser à une demoiselle ou à un jeune homme dans certain pays latino mais pas en Argentine. Il n’hésite pas non plus à se moquer du « Che » argentin ainsi que de l’accent local, le tout dans une très bonne humeur générale !
Après cette petite mise en jambe, nous nous séparons en groupe de niveau de salsa, j’intègre le groupe des intermédiaires avec mes camarades argentins (merci à mes profs de salsa de l’INSA) et fait une révision avec le prof de quelques passes !
Après cela, s’ouvre la discothèque salsa, danse libre, tout le monde peut danser comme bon lui semble, je me suis donc pas gêné et ai enchaîné quelques danses ! Tantôt avec une danseuse débutante suisse ou française, tantôt avec une « intermédiaire » argentine, tantôt avec une argentine débutante venue elle-même m’inviter sur recommandation de sa copine !
Bref une soirée sympathique, où je suis resté sympathiser avec un groupe de quelques un(e)s des danseur(se)s.
Le lendemain, réveil très tôt pour partir pour un petit voyage de 4h en bus jusqu’à Rosario avec mon coloc', sa copine et moi, 3ème ville du pays, très jolie et bien plus calme que Buenos Aires, mais connue tout de même pour sa vie étudiante et vie nocturne très animées !
C’est aussi là qu’est né le Che, pas le « che » qu’on utilise pour interpeler quelqu’un mais le père de la révolution, le Ernesto Che Guevara ! C’est aussi dans cette ville que se trouve un des monuments symbole de la nation Argentine, la place du drapeau argentin, et son gigantesque obélisque au bout d’une place digne de l’architecture romaine ou de la démesure soviétique !
C’est aussi en face de ce monument que nous avons vus de jeunes groupies adolescentes crier le nom de leur idole dont c’était l’anniversaire, un jeune homme du groupe de « musique » rock puritain poussé par Disney, les très chers Jonas Brother ! « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !! ». Bref bon moment de détente en tout cas, très hilarant !
Nous nous sommes aussi promenés le long du Rio Parana (oui celui qui était aussi à Iguazu et qui descends jusque Rosario), et nous avons même profité du beau temps pour nous poser et bronzer un tout petit peu sur la plage !
Il faut dire que cette ville bien paisible bien que grande, est tout à fait agréable et paraît bonne pour vivre ! Nous avons bien sûr mangé des poissons locaux dans un des restaurants de la ville et nous n’avons pu résister à prendre un dessert super bon (tiramisu)!
Voici pour cette semaine plutôt « tranquille » !
Iguazu
Ici quelques photos du voyage, les premières de gauche à droite et de haut en bas, sont celles prises du côté argentin, puis celles des oiseaux ont été prises du côté brésilien dans le "parque de los aves" et enfin la dernières, les chutes vues du côté brésilien
Après quelques jours de cours déjà, avec mon coloc’, sa copine venue de France pour des vacances, un autre ami français et moi-même nous avons décidé de partir un week end pour Iguazu. Mais qu’est-ce qu’Iguazu ? Il s’agit d’une zone de l’Amérique du Sud partagée entre 3 pays, les 3 frontières de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay s’y rejoignent en effet. C’est aussi là que se croisent les 2rivières Parana et Iguaçu. Mais cette zone est surtout connue pour ses magnifiques chutes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984 !
J'y suis allé 3 jours avec encore une fois de nombreuses heures de bus, mais ça en valait la peine. Le jour de notre arrivée nous nous sommes rendue à « Las 3 fronteras » qui porte bien son nom puisque de cette petite place peuvent se voir le 3 frontières, Argentine, Brésil et Paraguay, on peut en effet voir le drapeau de chacun des pays érigé d’un coté et de l’autre de la rivière. C’est aussi par là dit-on que passent les nombreux contrebandiers ! Après cette petite promenade, un petit restaurant sympathique, nous nous sommes posés à l’hostel et y avons rencontré une nord-américaine, un français et 2 australiens avec lesquels nous avons sympathisé.
Le lendemain matin, départ pour le parc national d’Iguazu et là c’est du sérieux, nous allons enfin voir ces fameuses chutes, le parc, très bien aménagé, conserve son côté naturel avec des petits chemins bétonnés nous conduisant à travers la forêt humide vers les divers points de vues et passerelles, et d'ores et déjà nous sommes impressionnés par la puissance de ces chutes, nous passons sur différentes passerelles parfois juste au dessus des chutes, avec d’un côté la vue sur ce gentil courant d’eau arrivant vers vous et de l’autre côté un vide immense dans lequel se jette l’eau avec un fracas incroyable ! Mais toutefois, avec le beau temps que nous avons eu (étant au nord du pays, il faisait effectivement plus beau qu’à Buenos Aires) il y a une petite touche de poésie dans cette violence, de papillons passant tout près de nous et qui d’un seul coup se jettent dans le vide passant à travers des petits arc-en-ciel se dessinant (waouh…ça a l’air beau, jetez un œil aux photos vous me croirez !)
Bien sûr là ne s’arrêtait pas notre étonnement et notre fascination, de passerelles en passerelles on voyait des chutes plus ou moins larges, plus ou moins puissantes. L’une des passerelles a la particularité de passer très près du bas d’une des chutes, on peut alors aller jusqu’au bout de celle-ci et prendre une douche incroyable mais rafraichissante, ce que je ne dis pas c’est que j’y suis allé avec un petit K-Way acheté à l’entrée du parc! Mais ma foi c’est tout à fait impressionnant, le bruit, ces micro-goutes qui vous tombent dessus telle la pluie !
Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises après avoir parcouru la passerelle haute et la passerelle basse, nous nous sommes rendu sur la passerelle de plus de 1km de long menant jusqu’à la Gorge du diable ! Oui c’est son nom la « Gargantua del Diablo », ça fait peur n’est ce pas ? Après avoir marché près de 1km sur une passerelle au dessus de la rivière d’une largeur impressionnante, oui précision aussi que sur a passerelle nous sommes au milieu du Rio, et il n’y a rien autour si ce n’est quelques petites iles par lesquelles nous passons, sur la passerelle nous marchons sur une sorte de grille, bien solide bien sûr. Enfin à quelques mètres de nous nous voyons beaucoup de monde, un bruit dont le volume va crescendo au fur et à mesure que l’on se rapproche, sur notre droite nous voyons aussi une ancienne passerelle détruite pas une inondation passées, rassurant ! Et enfin la délivrance, la gorge du diable dans un fracas assourdissant, tel un trou au milieu de la terre nous voyons ces énormes chutes dont la hauteur atteint jusque 90m ! Et cette passerelle qui s’arrête juste à 1 m environ de la chute de l’eau nous donnant un panorama extraordinaire. Nous sommes restés là fasciné par ce monstre de la nature, pendant bien une demi-heure, prenant quelques fois des averses d’eau qui sont en fait des remontées de gouttelettes qui sont nées de la quantité incroyable d’eau qui se fracasse au bas de la chute et qui rebondissent jusqu’à s’abattre sur nous telles une averse de pluie! Difficile de trouver des mots pour ça, et que dire, ce petit bout de passerelles qui donne en partie sur le vide !
Après ces quelques minutes de contemplation et de fascination, nous avons quitté les lieux direction l’hostel.
Là, on nous a proposé une soirée organisée par l’hostel avec à la clé un asado (barbecue), nous nous sommes donc rendu sur les lieux de la soirée, et là des animateurs brésiliens étaient venus pour l’occasion, faisant un show de samba auquel ils ont fait participer le public, ils m’ont bien sûr appelé et j’ai du faire quelques pas de samba, que j’avais d’ailleurs appris quelques semaines auparavant au cours d’une soirée dans un bar brésilien de Buenos Aires ! Au cours de cette soirée nous avons sympathisé avec des australiens dans une ambiance bon enfant !
Le lendemain réveil très tôt pour mettre en œuvre notre planning ultraserré, devant quitter les lieux en bus à 14h, nous avions la volonté de faire un petit tour du côté brésilien pour voir les chutes sous un autre angle de vue ! Un point de vue plus panoramique, l’hostel nous a donc appelé un taxi qui nous a fait traverser la frontière, et amené dans un premier temps à un parc d’oiseau, là nous y avons vu certes, les Toucan, oiseau symbole des lieux, et plusieurs espèces d’oiseaux, perroquets dans des cages énormes. Des espèces qui pour une grande partie sont en voie de disparition ! Après une visite éclair du parc, en 1h15min, nous nous sommes dirigés vers le parc d’Iguaçu côté Brésilien, là une file impressionnante se présente à nous, n’ayant que 2h devant nous, nous ne pouvions nous permettre d’attendre, nous avons donc grâce à notre ami français qui se débrouille quelque peu en Portugais, discuté avec des gardiens du parc leur demandant la faveur de nous laisser rentrer dans le parc sans faire la queue, ce qu’ils ont accepté avec une gentillesse incroyable ! Une fois dedans un bus nous conduits jusqu’aux passerelles, le parc du coté brésilien a bien moins de charme, peu de place pour la promenade au milieu de la forêt, et une ambiance un peu trop parc d’attraction à mon goût…
Nous avons ensuite continué notre chemin et là nous avions la vue des chutes du côté argentin, mais de bien plus loin, nous avions une jolie vue panoramique des lieux, certes pas désagréable mais moins impressionnante que du côté argentin ! Mais le peu de temps que nous avions et le temps quelque peu capricieux (temps couverts et légère pluie), ne nous ont permis de vraiment apprécier les lieux. Mais nous pourrons tout de même dire qu’en moins de 3 jours, 48h effectifs même, nous avons pu faire les 2 côtés des chutes ! Et comme je vous le disais, ça en valait la peine !
Voilà, j'espère que vous aurez un jour l'occasion de le vivre en vrai, parce que je peux vous dire que c'est vraiment magnifique ! Et il m'est arrivé de penser aux premiers hommes qui sont arrivé dans ces endroits, après avoir fait son chemin à travers la dense et humide forêt, se retrouver face un tel monstre de la nature, ça devait être quelque chose ! Maintenant, cela nous est accessible si facilement !
L’Ecole, mes cours, ma vie etudiante.

Façade de l'ITBA
Dans l’article précédent je vous ai présenté rapidement l’école, dans celui-ci je vais vous raconter un peu mes journées types, comment se passent mes cours, la vie au sein de l’école ou la « Facu » comme disent nos amis argentins !
Rapidement, je vais vous décrire mon emploi du temps, peut être que ça ne vous intéresse pas mais tant pis…pour ceux qui voudraient aller en échange par là ça pourrait vous être utile !
Comme vous le savez peut être les étudiants d’échange, du fait de la grande hétérogénéité qu’il existe entre les cours donnés par les établissements dans le monde, choisissent leur cours, c’est aussi mon cas. Etant au département informatique de l’INSA de Lyon, j’ai choisi de suivre des cours un peu plus tourné vers le métier, l’entreprise, les affaires, la finance tout en gardant un regard et un lien avec le cœur de la formation, l’informatique et les systèmes d’information. J’ai donc choisi des cours de finance d’entreprise, la macroéconomie (matière les moins informatique), de formation à l’entreprenariat, de commerce électronique, de systèmes hautement disponibles et tolérant aux failles, d’audit des systèmes d’information. J’ai aussi suivi en parallèle des séminaires d’innovation, de gestion de la connaissance ou encore d’ingénierie sociale. Vous savez tout ou presque, ici, l’école étant privée, les professeurs sont très souvent des intervenants professionnels extérieurs à l’école, ils sont pour la plupart consultant, ou d’autres ont des histoires très particulières (mon prof de macroéconomie, un vieil homme ayant quasi 70 ans, a été avant d’être prof, pilote dans l’armée de l’air voyageant de par toute l’argentine, ingénieur industriel voyageant de par le monde, prof d’université…un homme très intéressant qui impose le respect !). Je n’ai cours que l’après midi mais à des horaires bien particulières, en effet, mes cours commencent vers 13h et peuvent se terminer à 22h ! Ces horaires sont aménagés pour que les étudiants puissent travailler à mi-temps le matin.
Aussi, le rapport prof étudiant est tout à fait différent de celui que nous avons en France, ici les étudiants, n’hésitent pas à donner leur avis, à s’affirmer, et prennent confiance en eux, ce qui pour moi peut être une réelle force pour le monde du travail. Les profs, de leur côté acceptent et discutent les idées, il n’y a pas de vérité martelée sinon des points de vue expliqués et discutés, parfois des désaccords, mais n’est ce pas le cas dans le monde réel ? Le rapport est d’autant plus différent que les cours ont lieu dans des classes de 25 étudiants environ, avec beaucoup d’étudiants qui déjà travaillent à mi-temps et donc qui ont de l’expérience. Aussi, tenez vous bien, nous nous tutoyons tous ici, quasiment personne ne vouvoie l’autre ! On se retrouve donc parfois à appeler les profs par leur prénom, ce qui je l’avoue peut être gênant pour nous au début ! Bref, mais cela permet d’avoir un rapport d’égal à égal avec les professeurs ce qui ma foi, n’est pas si mal !
Niveau travail, du cours, des intervenant extérieurs, peu de travaux pratiques, sinon des petits projets, ponctués par des présentations à l’oral avec Powerpoint bien sûr. Côté examen, c’est 2 partiels pendant le trimestre et un final par matière mais cela varie, certaines matières n’ont qu’un seul partiel et un final, d’autres n’ont que des projets et un final.
L’école possède un certain nombre de salles informatique, une bibliothèque 2 cafétérias, une petite association d’étudiants, une petite papèterie-reprographie, bref…une petite école qui a à peu près le nécessaire pour faire étudier ses étudiants dans de bonnes conditions !
Niveau de l’ambiance et de l’intégration avec les étudiants, le fait que je suive différents cours fait que je me retrouve chaque fois avec des étudiants de promos différents, un coup des étudiants d’informatique, d’autres de génie industriel ou encore de la formation d’administration d’entreprise et des système d’informations. C’est avec les étudiants de la dernière classe que je cite que j’ai lié le plus de contact, en effet, je suis 2 cours en leur compagnie.
Voilà vous savez à peu près tout de l’école, continuons dans les autres articles à parler de culture et de voyages, ça vous intéressera peut être plus!
Retour à Buenos Aires et Premier jour à l’ITBA
Après ce petit séjour du côté du pays voisin chilien, nous sommes revenus, mon coloc’ et moi à Buenos Aires, content de retrouver cette ville que l’on considérait déjà comme notre ville !
Le lendemain de notre retour à Bs As était la rentrée des classes, ou plutôt la journée d’accueil de notre école l’Instituto Tecnologico de Buenos Aires (ITBA). Mais avant de continuer, je vais vous présenter très rapidement l’école.
Il s’agit d’une école privée d’ingénierie et d’administration d’entreprise, elle a fêté son 50ème anniversaire cette année, tout comme notre chère INSA de Lyon, il y a 2 ans de cela. Cette école qui compte environ 650 étudiants se situe dans un jolie cadre, tout près du beau quartier de Puerto Madero (port de plaisance aménagé aux quais plein de petit restaurants et bars), et à quelques cuadras (blocks) de la Casa Rosata (maison rose), le palais présidentiel !
Il s’agit aussi de l’école la plus chère d’Argentine ! D’où une population plutôt composé de jeunes issues de bonnes familles.
Revenons donc à cette première journée à l’ITBA un vendredi, nous avons été accueilli chacun un par un par la souriante et très gentille responsable des échanges, qui très rapidement a appris nos prénoms !
On nous a alors offert le petit déjeuner, j’ai bien sûr reconnu un grand nombre de mes collègues étudiants d’échanges issus aussi de l’INSA de Lyon (un bataillon de 6 Insaliens de Lyon moi compris !), nous étions un total de près d’une trentaine d’étudiants dont 10 français et un belge francophone ! Beaucoup trop de francophones me direz-vous ! Les autres pays représentés étant l’Allemagne (5 d’entre eux dont une francophone…), des suédois (4 dont 3 suédoises :p), des mexicains (4), une italienne, une hollandaise, une états unienne (je ne dirais pas américaine), un finlandais, et que sais-je…Après quelques minutes de discussions, pour nous permettre de faire connaissance, jonglant entre espagnol, anglais et français pour se faire comprendre au mieux !
Mais à notre groupe d’étudiants étrangers s’est mélangé un petit contingent de 5 étudiants argentins de l’ITBA qui eux-mêmes avaient eu l’occasion de partir en échange en Europe ou ailleurs, nous avons ensuite eu l’occasion de faire quelques petit jeu en cercle pour faire connaissance. S’en est suivi une petite présentation de l’école, puis quelques conseils pratique sur la vie en Argentine et à Buenos Aires et enfin nous avons été visité les locaux. Après cette petite visite, nous sommes aller manger à la cafeteria (ou bar) de l’ITBA en compagnie de nos collègues argentins. Autant vous dire, que ces première heures au milieu des argentins était assez particulières, dans la mesure, où nous avons pu discuter avec plusieurs personnes en même temps qui parlent à une vitesse incroyable et difficilement compréhensible quand on n’a fait de l’espagnol qu’au collège-lycée…bref, par la suite on a eu le droit à une petite visite touristique de Buenos Aires, dans un bus avec une guide qui nous racontait l’histoire de Buenos Aires et de ses différents quartiers, Puerto Madero, Recoleta, Palermo, La Boca, Retiro, etc. Moi je m’étais mis vers le fond du bus en compagnie des argentins, avec qui on a pas mal sympathisé, se moquant quelques fois de la guide, ou parlant simplement de la vie à Buenos Aires et à l’ITBA !
A la fin de la visite, entre étudiants d’échange nous nous sommes donnés rendez vous pour sortir tous ensemble en ville pour une petite fiesta, échange de numéros and co bien sûr! Le soir donc, fiesta dans le quartier Palermo, pas la meilleure que j’ai faite, mais bon, on est allé dans un bar discuter et faire connaissance tranquillement, puis après nous nous sommes tous rendus dans une boîte (le Niceto Club si mes souvenirs sont bons) que j’ai trouvé un peu trop occidentale (beaucoup d’étrangers ou de gens issues de la classe riche…), musique principalement electro, house, mais quelque peu de reggaeton bien sûr ! Et c’était déjà la weekend !
Le lendemain donc, rendez vous, non pas seulement entre étudiants d’échange, mais aussi avec les argentins que nous avions rencontrés la veille, direction un petit bar très sympa et branché, El Alamo, là bas, nous nous sommes retrouvé en un petit groupe d’une dizaine d’étudiants dont 2 argentins, là on commande quelques pichets de bière, mais tenez vous bien, pas des pichets que l’on connaît à la KFet, mais des pichets de…4L à partager bien sûr !
Après quelques verres, des petits jeux, des discussions tranquilles, les argentins nous proposent une soirée « organisée par un de leurs amis ». Alors on se décide de décoller, 8 étudiants d’échange, et 2 argentins, les seuls qui connaissaient le lieu, mais comme on est en Argentine, on est organisés ! On arrête un premier taxi, on y met 4 étudiants d’échanges, on en arrête un second, on y met les 4 autres, et on en arrête un dernier on y met les 2 seuls argentins qui connaissent l’adresse ! Mais attention, ils ont pensé à tout, ils ont au préalable indiqué l’adresse de destination aux chauffeurs ! Le chauffeur nous dépose alors devant un bar où attendent nos 4 autres amis étrangers…mais pas un signe de nos 2 petits argentins…on les appelle on essaie de comprendre ce qu’ils veulent dire (pas facile de comprendre un argentin qui parle vite au téléphone et avec du bruit de fond !), je passe alors mon téléphone à une mexicaine, qui arrive difficilement mais tout de même avec succès à comprendre, nous étions en effet, à 6 cuadras de la destination ! Mais aucun de nous ne savait vraiment où nous étions ! On se met en marche (il est alors déjà 3h30 du matin) et au son qui se dégage d’une des maisons du quartier on reconnait notre destination finale ! Nous y sommes, là, les argentins nous font entrer, étrangement, il y a un videur à l’entrée, une fois dedans, il y a un monde incroyable, un DJ, des lumières, une piscine au fond du jardin, une soirée comme on ne peut en voir que dans les films nord-américains ! On se met dans l’ambiance, on danse, on rencontre des argentins de l’ITBA, on tchatche, on danse jusque 7h du matin bien sûr pour un retour en Taxi avec en prime le lever du soleil!
Bon autant vous dire, que les lendemains sont souvent des journées perdues après de telles soirées, réveil à 15-16h…mais le lundi étant férié nous n’avons commencé les cours que le mardi qui a suivi, et là les choses sérieuses ont commencé, choix des cours, mise en situation pour comprendre les professeurs et leurs accents divers et variés, etc.
Je vous raconterais donc mes journées types ou plutôt mes semaines types à l’ITBA dans mon prochain article
Seconde semaine en Argentine (mais pas que…)
Quelques photos de mon périple de gauche à droite et de haut en bas :
Les Andes vues depuis le bus - L'arrivée en bus à Valparaiso - Le petit déjeuner à l'hostel - Valaparaiso et ses collines vue depuis l'océan - Un des "ascensor" de Valparaiso - Une des collines de valparaiso et ses maisons colorées
Après une première semaine à Buenos Aires, nous restant encore une semaine avant la rentrée, mon colocataire et moi avons décidé de partir en voyage.
Après avoir planifié tout le voyage, réservés les hostels et les bus, nous sommes parti. Tout d’abord, en bus (18h de voyage) vers Mendoza. Je vous rassure, ici le bus est bien plus confortable que ce que vous pourriez vous imaginer, tout du moins plus confortable que la classe éco d’un avion : siège plus inclinables, plus d’espace pour les jambes, steward pour vous servir des repas et des boissons, très bon service globalement J
Mendoza, ville plus à l'ouest de l'Argentine, connue pour ses vignobles (bodega) et ses vins, nous nous y sommes baladés et croisé d’autres étudiants français de l’INSA Lyon. Malheureusement, nous n’y sommes restés qu’un jour, puis nous sommes partis pour le Chili depuis Mendoza, encore en bus, mais là, traversée de la cordière des Andes en bus (8h), magnifique, des montagnes enneigées, des ruisseaux, plein de paysages magnifiques certes vus depuis le bus mais tout de même.
Nous avons bien sûr passé la frontière, et donc le poste de douane, où nous nous sommes fait une petite frayeur. Non nous n’avions rien fait de mal, mais nous avions sur nous…des pommes ! Oui des pommes, le transport de fruits ou tout autre produit végétal ou animal est formellement interdit, nous n’avions pas pris note de cela, alors après déclaration dans un premier temps du côté des douanes argentines de la part de laquelle j’ai du essuyer quelques rires gentiment moqueurs (oui je vous expliquerai plus loin pourquoi), puis du côté chilien on m’a confisqué le pommes ! Pourquoi ces rires ? Les argentins et les chiliens sont un peu comme nous, français et les anglais, si ce n’est pire, le douanier, lorsque je lui ai déclaré les pommes m’a gentiment ri au nez en me disant « tu verras ça du côté chilien » ! Mais rien de grave ;)
Bref, reprise de la route après ça et arrivée à Valparaiso (littéralement vallée du paradis :p). Là on a retrouvé, après un petit passage par l’hostel, des amis français de l'INSA de nouveau. On y a passé la journée d'abord à se balader dans les rues de Valparaiso avec ses fameuses maisons de toutes les couleurs, ses nombreuses collines et ses funiculaires, son port, la mer...
On y a ensuite passé la soirée avec les amis français et une de leur colocataire chilienne, ses amis et sa sœur. Je garde un très très bon souvenri de cette soirée, quasiment tous les chiliens savaient chanter, jouer de la guitare, le tout autour d'un (ou plusieurs même) verre(s) de Pisco l'alcool local
Tout ça dans une très bonne ambiance avec des gens vraiment ouverts sur le monde, sur la culture, très accueillants ! Mon colocataire et moi-même étudiants à Buenos Aires étions considéré comme partiellement argentins, vous imaginez, nous avons donc reçus quelques pics gentilles de la part des chiliens. Mais nous sommes avant tout français, donc ça excusait tout J
Nous retiendrons aussi de cette soirée des particularités de l’espagnol chilien, oui, ici, il y a un accent différents, exit les « Che Voludo » (cf . Article « l’Argentin » de la rubrique « Culture – Vie de tous les jours »), ici ce sera « Wewon ! Cachai ? » (comprendre « Mec, tu comprends ? »)
Les 2 jours qui ont suivi nous nous sommes baladés dans les rues de Valpo, de rues en rues, et nous avons aussi passé une soirée avec le réceptionniste de l'Hostel, un chilien super gentil qui souhaitait se rendre en France pour y travailler comme éducateur spécialisé (et il y est arrivé !!), la visite de la maison de Pablo Neruda qui avait, il faut le dire, une superbe vue de la mer depuis son salon du haut de sa colline!
Après ces 3 jours passés à Valparaiso, nous somme partis vers Santiago de Chile, la capitale du Chili, là nous y avons retrouvés le meilleur ami d'un très bon ami Chilien de mon colocataire qui nous a consacré du temps sans même nous connaitre et ce malgré le fait qu'il était très occupé par différents projets personnels !
Le jeune homme au look un peu Bohême, habitués des cercles de poètes, artiste à ces heures perdues, nous a un peu guidé dans la visite de la ville et nous a donné rendez vous le lendemain pour un concert de Salsa donné par quelques un de ses amis musiciens ! Nous y sommes allés après une journée de visite de la ville et notamment de la 2ème maison de Neruda (très jolie aussi mais sans la vue sur la mer :p)!
Le concert était bien sympa, ça m'a bien donné envie de danser de la salsa… mais ce n'était qu'un concert blindé de monde dans un petit bar très convivial et « réservé » aux habitués. Les murs étaient recouverts de diverses affiches de gauches, dans un pays fortement ancré à droite après ses nombreuses années de dictatures. Nous sommes restés dans le bar et avons discuté avec les amis chiliens de l'ami du très bon ami de mon colocataire ! Encore une super soirée durant laquelle nous avons appris beaucoup de la vie et de la culture chilienne! Je me répète les latinos savent accueillir !
Vous vous doutez bien, il a fallu après tout ça revenir à Buenos Aires avec plus de 24h de bus!
Je suis sûr que vous vous dites, ben dites donc, il voyage, il voyage, mais n’est-il pas censé être en échange académique, donc pour étudier ? Je vous rassure, oui, ces petites vacances, ont été imprévues puisque dues à la grippe A ! Vous retrouverez le récit de ma rentrée dans le prochain article !
Mon arrivee à Buenos Aires!
Comme vous le savez, je suis parti à Buenos Aires pour un échange d'un semestre à l'Instituto Tenologico de Buenos Aires, dans le cadre de ma dernière annéed'étude à l'INSA de Lyon. Une fois mon stage terminé je suis vite parti en Argentine, m'installer. Oui normalement, la rentrée devait avoir lieu 2 jours après mon arrivée, mais à "cause" de la grippe A, la rentrée ici a été repoussée...ça m'a donc laissé quasiment 2 semaines pour prendre mes marques dans le pays du Tango et de la bonne viande (c'est bien réducteur, l'Argentine et Buenos Aires sont bien sûr bien bien plus que ça!)
Au départ il était prévu que je sois dès mon arrivée accueilli dans une colocation. Dans celle-ci vivent un couple d'argentins (dont on a eu les coordonnées par internet avec un ami français) ainsi que 2 étudiantes (une autrichienne et une chinoise). J'avais donc fixé un rendez vous avec eux et me suis rendu directement à la coloc' dès mon arrivée, malheureusement les 2 chambres que nous devions occuper avaient été louées à 2 danoises qui nous ont dépassés...j'ai tout de même été hebergé chez eux le soir de mon arrivée.
Très rapidement, ont commencé les hostilités, pas celles que vous croyez, 3 des coloc' et une amie à elle me proposent de se joindre à elles pour une soirée dans un bar-boîte de nuit, j'accepte malgré la fatigue : 1ère soirée donc à Buenos Aires et départ donc pour le club Muséum (un bar-restau qui se transforme en boite à partir de 1h du mat' et qui est dans un édifice dessiné par Gustave Eiffel
), j'y reste jusque 4h du matin, oui, ici les argentins sortent à minuit dans un bar prendre un verre, sortent en boite ensuite jusque 7-8h du matin...autant dire qu'on m'a tout de suite montré comment les choses se passaient ici. Bref, on rentre vers 4h30 (petits joueurs ici en Argentine) et je vais me coucher sur le canapé.
Le lendemain mon coloc' français devait arriver et on est parti visiter un autre appartement que nous proposait le couple d'Argentins de la première coloc'...on s'y est donc installé, un petit appart de 50 m² environ avec 2 chambres et une "colocataire" Argentine qui a en fait un atelier de peinture dans notre appartement. Oui en fait elle étudie les lettres ainsi que l'art. Fille de la propriétaire de l'appartement qui vient 3-4h par jour dans son atelier, une petite artiste sympa ![]()
Une fois installés nous sommes partis à la découverte de Buenos Aires ! Buenos Aires, Capitale fédérale et capitale de l'Argentine, est une ville énorme, aux rues faisant des parallèles, comme New York, il est donc quasi impossible de s'y perdre!
Mais nous avons marché des Km et des Km dans les rues, visitant chacun de ses quartiers, tous différents les uns lds autres, tantôt ressemblant aux rues de Paris, tantot à Barcelone, tantot à une petite ville tranquille, et parfois aux coins plus populaire de toute métropole...
J'oubliais, le 3ème jour, re-belote, une Argentine dont un ami Français m'avait donné le contact mail et avec qui j'avais eu l'occasion de discuter via msn m'a invité à une soirée d'anniversaire d'une de ses copines dès mon arrivée. Elle nous a donc donné rendez vous à minuit dans un bar-boîte aussi, on se pose, on sirote un verre tanquilement et la soirée débute vraiment calmement on discute avec les gens, tous aussi accueillants les uns que les autres et franchement être français c'est la classe
. Réaction typique au "je viens de france" : "ah c'est trop bien!" ("Que lindo!")
Puis d'un seul coup vers 2h30 du mat' ça commence à danser, on a pas mal dansé jusqu'à peu près 6h du mat' puis on s'est dit, bon on va se rentrer quand même et plus tard j'ai appris que nos amis Argentins étaient restés jusque 8h...^^
Enfin bon, pendant toute cette première semaine à Bs As, on s'est pas mal baladé, fait quelques restaurants, très bon marché comparé à nos prix français et la viande est tellement bonne (entre 5 à 8€ le bon repas avec vin compris !)
Voilà pour mes premières journées à Buenos Aires!
Le football

Un exemple basé sur le foot
Hé oui, comme tout le monde je savais que l'argentine était un pays de foot, mais quand on dit football en général le Brésil nous vient directement à l'esprit pour l'Amérique du sud, aux Anglais, Espagnols, Italiens, Allemands et bien sûr Français pour l'Europe, mais oublions souvent l'Argentine et ses deux titres de champions du monde!
Ici, chacun pense au foot, chacun est "associé" à une équipe, un club (River Plate, San Lorenzo, Boca Junior tous 3 en primera division) que ce soit les filles ou les garçons, chacun est au courant des derniers résultats de son club ou de l'équipe Nationale !
Il n'est pas normal de ne pas être supporter d'une équipe. A tel point qu'il existe un nombre incroyable d'émissions consacrées au football, chacune analysant les faits et gestes des joueurs, entraîneurs, présidents de club...et de Diego Maradonna, un dieu vivant en son pays, une légende en son pays.
Mais ce dernier ne vit pas ses heures les plus glorieuses en ces derniers temps (outre ses problèmes de santé, ses penchant pour la drogue), il a dernièrement été rattrapé par une affaire de fraude fiscale en Italie, a insulté des journsalistes pour l'avoir trainé dans la boue pour ses résultats en tant qu'entraîneur de l'équipe nationale...mais pourquoi vous dis-je tout ça?
Parce que le foot est au coeur de l'Argentine et de Argentins, les informations de toutes les chaines affichent dans leur 3 ou 4ème grand titres voire 1er les résultats des championnats, les derniers faits divers (insulte d'un entraineur par une personne du public durant un entrainement par exemple) !
Les jours de matchs, il y a même dans les rues, des gens qui s'agglutinent devant une télé ou une radio.
Comparons une petite seconde à la France, en général, le football est considéré comme un sport populaire, dans lequel la majorité des supporters et fans sont issues de classes moyennes et basses, ici, il n'y a pas de ça ! Tout le monde quelque soit sa classe sociale, son âge, son métier...je parle de métier pour en venir à un exemple vécu (parmi tant d'autres). Ce fût un cours de gestion de la connaissane (Knowledge Management), le prof souhaitant nous expliquer comment composer une équipe dans le cadre du transfert de connaissance nous a pris en exemple l'équipe nationale, quel est le rapport me direz vous? Dans une équipe de foot (cf. la photo), les joueurs peuvent être bons individuellement, avoir leur connaissance de leur rôle sur le terrain, défenseur central, milieu, attaquant, etc...mais s'il ne partagent pas ne serait-ce qu'une part de leur connaissance et de leur compétence au service des autres ça ne marche pas! Evidemment c'est pour ça que l'Argentine a perdu contre le Brésil ou l'Uruguay ! Et l'entraineur, devrait forcer ou aider le transfert de connaissance en ordonnant tout ça et en selectionnant les bons éléments! Belle façon d'expliquer les choses avec des exemples parlant ! Tout le monde à compris !
Autre particularité du football en Argentine, l'implication des femmes! Certains me diront, en Australie, aux Etats Unis le football (ou soccer) est un sport de femme. Ici, toutes les filles ont leur avis sur la sélection, son club favoris! J'ai même eu une discussion avec un groupe de fille sur Maradonna, "oui, c'est un grand joueur, mais question DT (directeur technique), il est pas super" et à une autre de renchérir sur le foot actuel, "Messi, ne peut pas tout faire à lui tout seul, il a besoin d'une équipe, et aujourd'hui le pauvre est moins performant avec son club au Barça à cause de la pression et les critiques des médias argentins !". De vraies connaisseuses, elles ont même reconnue qu'il leur arrivait souvent de parler football ! Bon ok, c'est pas non plus bière foot mais quand même :p
Une seule chose à dire vive le foot !
El Subte (le metro)
Comme vous le savez peut être, tous les jours (de cours) pour me rendre à l'ITBA, je prends le métro (appelé ici le Subte) passant par 6 stations.
Et tous les jours, je vois de nouvelles choses, pas un métro ne passe sans son lot de vendeurs à la sauvette ou de petits mandiants. Quand je dis petit, ce n'est pas dans le sens péjoratif du terme mais dans le sens qu'ils sont pour beaucoup très très jeunes, des enfants de 3 à 8 ans pour la majorité, qui connaissent et récitent leur petit discours de présentation tel des élèves récitant un poème, puis ils s'éxécutent, faisant un petit show de jonglage puis passent dans les rangs demander una "monedita". Et étonnamment, ici, beaucoup de gens donnent, le gouvernement est sans cesse critiqué et on lui reproche de ne rien faire pour ces gamins, alors, les gens donnent pour compenser et faire subsister ces enfants !
Mais aujourd'hui j'ai assisté à une scène plutôt étonnante. Je rentre dans le métro avec un de mes camarades de classe argentin, discute de mon dernier voyage dans le sud, et là, je vois au milieu de la rame, un jeune homme plutôt musclé, métisse, les yeux bandés qui met en marche son poste de musique et éxécute quelques pas de danse, de Break Dance pour être plus précis. Il éxécute de belles figures, et demande des applaudissement régulièrement, il demande ausi poliment que les gens rentrant dans la rame lui laissent de la place pour ne pas le gêner.
Aussi en éxécutant une de ses figures, il touche malancontreusement le genou d'une femme assise. Il s'excuse, mais celle-ci s'énerve, lui disant : "arrête de danser, ici, c'est le transport public, il est réservé au transport de passagers et non à la danse!"
A lui de répondre calmement, "Madame, je me suis excusé, et t'ai demandé de décaler ta jambe, justement pour ne pas te blesser! Ce lieu est un lieu public, j'y gagne ma vie, comme je peux!"
La dame, s'énerve et lui répète que le lieu est avant tout pour le transport et qu'il n'a qu'à trouver du boulot ailleurs ou danser ailleurs !
Et là intervient un jeune argentin debout à côté, venant à la défense du danseur en réplicant que si les argentins étaient plus tolérant (le jeune homme danseur étant de couleur de peau métissée...il y en a peu à Buenos Aires), ce jeune homme aurait du boulot ! Et là spontanemment les autres personnes assistant à la scène, suite à la dispute qui commençait à durer, se mettent à applaudir le danseur et à l'encourager à reprendre le spectacle. Le jeune a donc repris sous les applaudissement du public tout acquis à sa cause, j'ai du malheureusement descendre du Subte et ne put assister à la suite des évènements.
Etonnante argentine, étonnante Buenos Aires






































































